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« Supporters ou révolutionnaires ? Les ultras du Caire »

Publié le par Celine Lebrun

Entretien avec Céline Lebrun, propos recueillis par Amin Allal.

 

Qui sont ces masses bravant les ordres autoritaires dans plusieurs pays arabes lors de l’hiver 2011 ? À la faveur d’une explication simpliste et exclusive, deux figures concurrentes se sont imposées dans les médias : d’une part, le révolutionnaire Facebook ou Twitter, cet archétype de la classe moyenne éduquée, pacifiste et moderne qui use utilement des nouvelles technologies de l’information. Et d’autre part, le supporter ultra, ce représentant des classes laborieuses, qui affronte dans la rue les forces de l’ordre, les représentants du régime honni. Ce schéma binaire et réducteur est à bien des égards insatisfaisant. Concernant plus particulièrement la figure des ultras, les commentateurs ont souvent surdéterminé la portée politique de leurs actes. La confusion à leur propos a alimenté l’image d’un lumpen prolétariat aguerri et révolutionnaire, sorte d’avant-garde qui ne dit pas son nom. Céline Lebrun, sociologue travaillant sur les ultras du Caire, nous aide ici à comprendre aussi bien les ressorts de leur engagement dans les affrontements contre la police que leur recul conservateur sur des questions identitaires.

 

Mouvements (M.) : Dans votre travail de recherche, vous déconstruisez plusieurs fausses certitudes à propos des ultras, la première étant celle que l’on lit dans certains écrits de journalistes ou de militants : « Les ultras deuxième force organisée après les Frères musulmans ».

Céline Lebrun (C. L.) : Affirmer que les ultras égyptiens représentent le « deuxième groupe le plus organisé en Égypte après les Frères musulmans1 » a le mérite de mettre le doigt sur la faiblesse structurelle des organisations politiques et sociales égyptiennes mais néglige le poids de la rivalité qui oppose les groupes ultras entre eux et qui empêche toute union autour de la défense d’intérêts communs, que ce soit contre la police ou les acteurs dominants du football. Les différents groupes, selon les clubs et les villes, ne font pas mystère de leurs rivalités : les Green Eagles du club Al-Masry de Port Saïd, les Yellow Dragons d’Ismaïlia, les Green Magic d’Alexandrie…

 

M. : Comment sont organisés les deux grands groupes d’ultras des clubs de la capitale ?

C. L. : Les Ultras Ahlawy (UA) du plus grand club d’Égypte (Al Ahly) et les Ultras White Knights (UWK) du club de Zamalek, sont les initiateurs du mouvement en Égypte et sont aujourd’hui les deux plus importants groupes d’ultras égyptiens. Les UA et UWK ont des sections dans chaque quartier du Caire, il existe de nombreuses sections dans tout le pays, voire à l’étranger (il existe une section à Gaza). Ils peuvent aisément mobiliser 4.000 à 6.000 personnes et leurs pages Facebook qui réunissent respectivement en octobre 2013 près de 900 000 et 400.000 fans (chiffres en constante augmentation2). Pour les autres groupes, les UA et les UWK sont des modèles incontournables, à suivre ou à critiquer.

 

M. : Si les groupes d’ultras ne s’apprécient pas, il y a tout de même eu des tentatives de mises en commun des actions notamment après le massacre de Port Saïd…

C. L. : Le 1er février 2012, à la fin d’un match de football opposant l’équipe d’Al-Ahly, en déplacement, à l’équipe locale de Port Saïd, les supporters de cette dernière ont attaqué les tribunes occupées par les ultras et les supporters Ahlawy, faisant soixante-douze morts. Les UA dénoncent derrière ce massacre une vengeance de la police pour leur soutien à la révolution et une tentative de les faire taire après leurs prises de position trop virulentes contre le gouvernement militaire. Cet événement tragique a bouleversé tous les autres groupes d’ultras, y compris au-delà des frontières. À l’annonce de la nouvelle, les UWK, qui se trouvaient dans le stade du Caire où leur équipe affrontait celle d’Ismaïlia, ont retourné leur bannière, geste fort dans la symbolique ultra, avant que le match ne soit annulé. Cette tragédie a accéléré les tentatives de trêve entre des groupes : à l’exception du groupe des Green Eagles de Port Saïd, accusés d’être responsables du massacre, tous ont accepté une « hodna », ou trêve, bannissant tout acte de violence contre les membres d’un autre groupe.

Cette trêve, occasionnellement bafouée, n’équivaut pas à une union productrice d’action collective. Pourtant les occasions ne manquent pas : du massacre de Port Saïd aux récentes vagues d’arrestations de membres des deux groupes en passant par le huis clos imposé sur les matchs nationaux bannissant les foules hors des stades. Si l’on trouve des déclarations de soutien lorsque tel groupe surmonte une épreuve particulière comme le décès d’un de ses membres ou une violente répression policière, les actions collectives sont rares.

Les UA et les UWK ont publié une déclaration commune à la vieille du derby du 17 juillet 2013 contre la décision d’interdiction de stade et annonçant leur volonté de passer outre, mais chacun des groupes devant garantir son entrée dans le stade. Plus récemment, le communiqué signé par l’ensemble des groupes ultras égyptiens dénonçait la répression du ministère de l’Intérieur, rejetait la présence de la police dans les stades et demandait que la sécurisation des matchs soit confiée à des entreprises de sécurité privées, mais annonçait que chaque groupe se tournerait vers son club pour obtenir satisfaction. Les choses évoluent mais les groupes ultras peinent à dépasser la concurrence fondamentale qui les oppose. Sur ce point, les ultras égyptiens ne sont pas différents des ultras d’autres pays comme le rappelle Nicolas Hourcade quand il revient sur l’échec de la constitution par les ultras français d’une « entente nationale ».

 

M. : On a pourtant en tête ces images des groupes de ces deux grands clubs rivaux du Caire affrontant ensemble la police, lors des actions pour sécuriser la place Tahrir…

C. L. : Les UA et les UWK ont nourri l’espoir de certains observateurs en affrontant, côte à côte, les forces de répression. Mais la rue n’est pas le stade. Comme les ultras le disent eux-mêmes, « ultras, c’est dans le stade, il n’y a rien qui s’appelle des ultras en dehors du stade ». Si des UA et des UWK ont lutté ensemble en première ligne sur la place Tahrir, c’était en tant que jeunes égyptiens, loin de la concurrence qui les oppose dans le stade en tant que supporters.

 

M. : Le deuxième mythe que vous critiquez pourrait être mis en équa- tion ainsi, ultra = révolutionnaire. Est-ce que cette représentation pro- vient de la radicalité que l’on prête aux ultras ?

C. L. : Dans une certaine mesure oui, l’« éthique ultra » est un ensemble cohérent de principes que tous les ultras à travers le monde se doivent d’observer ou de défendre : au-delà du principe fondamental de liberté, figurent les principes d’abnégation, de solidarité ou encore de dévoue- ment. En découlent un certain nombre de postures (« anti-médias », « anti-police3 », « anti-football moderne », « anti-corruption ») et de règles (anonymat, indépendance vis-à-vis des administrations des clubs, de tout organe extérieur et de toute idéologie politique). Une dernière règle fondamentale veut que leur club et leur engagement priment sur le reste. Cette « Ultras mentality » ou encore « Ultras Way of Life », représente donc un engagement radical, total, donnant tout son sens au terme même d’« ultra », conditionnant et affectant tous les autres aspects de leur vie – études, travail et relations interpersonnelles y compris, amoureuses. La radicalité de leur engagement a pu nourrir chez certains l’espérance de voir les groupes ou les individus ultras rejoindre le rang des forces révolutionnaires mais l’engagement dans un groupe ultra n’est pas plus compatible avec un engagement politique qu’il ne l’est avec une vie sentimentale. Les ultras qui ont fait le choix après la révolution de s’engager en politique, ont tout simplement quitté leur groupe. D’autres qui essaient de mener malgré tout ces deux engagements de front, sont amenés dans de nombreuses situations à devoir choisir et c’est alors la loyauté au club qui l’emporte.

 

M. : Les individus ultras sont des hommes célibataires mais n’incarnent pas forcément une hypothétique « masculinité Lumpen » comme on l’a parfois dit ?

C. L. : Comme partout ailleurs, les groupes d’ultras égyptiens ont souffert dès leur création des représentations les décrivant comme des hooligans, comme l’illustration d’une jeunesse à la dérive. Les ultras égyptiens ne répondent pas à cet imaginaire véhiculé de jeunes marginaux, peu ou pas intégrés socialement, ni à la vision de supporters qui mèneraient deux vies parallèles, l’une honorable, dans la cité, l’autre diabolique, au stade. Les jeunes ultras égyptiens ressemblent à l’ensemble de la population du même âge. Âgés de 15 à 25 ans, ils poursuivent généralement des études, au lycée ou à l’université. La majeure partie d’entre eux exerce également une activité rémunérée, le plus souvent des « petits boulots ». Si le « brassage social » opéré par les groupes ultras est bien réel, il exclut généralement les deux extrêmes de l’échelle sociale, comme l’a observé Nicolas Hourcade pour les ultras français : les membres actifs des ultras sont essentiellement issus des catégories populaires et des classes moyennes, les jeunes des couches supérieures étant sous-représentés, comme ceux rencontrant de grandes difficultés sociales4.

 

M. : La radicalité des ultras ce sont aussi des formes d’expressions collectives que vous décryptez bien.

C. L. : C’est bien le répertoire d’action des ultras qui les distingue : une forte créativité mais surtout un goût prononcé pour le spectaculaire et la provocation. Le changement politique survenu après le 25 janvier 2011 a amplifié ce répertoire d’action en permettant une plus grande liberté de création et d’expression dans les tribunes, notamment dans la réalisation des dakhalat, grâce au renvoi des forces de sécurité à l’extérieur des tribunes. Les dakhalat désignent les chorégraphies géantes déployées sur l’ensemble du virage en ouverture ou pendant le match : le Tifo ou « qomesh » (immense et unique pièce de tissu sur laquelle est peint le message avant d’être déroulée dans les tribunes), les sharayat, (larges bandes parallèles qui sont déroulées dans les tribunes côte à côte pour donner forme au message), les Galad ou Coreo (carrés de tissu soulevés par chaque individu pour faire apparaître le message).

 

M. : Justement pour en revenir à la question du rapport au politique des ultras, vous dissipez un malentendu tendant à surdéterminer la politisation de ceux-ci depuis la révolution.

C. L. : C’est plutôt l’idée de rupture entre un « avant » et un « après » la révolution que j’essaie de critiquer ainsi que la confusion constante entre la socialisation politique des individus ultras, influencée notamment par leur expérience de la répression dans les stades et la politisation des groupes ultras.

Dès le départ, la question des ultras en Égypte est une question politique : l’État a fait de leur existence un problème dès leur apparition, voyant d’un très mauvais œil le défi que représentait pour lui l’émergence dans les stades et dans les rues d’une jeunesse auto organisée revendiquant son indépendance. La lutte, entamée alors et qui continue aujourd’hui, porte sur l’encadrement de la jeunesse, le contrôle de l’espace public et des représentations sociales. Ce qui est d’ailleurs comparable à la lutte que le régime a menée contre les Frères musulmans ou d’autres mouvements politiques d’opposition. Dans cette lutte, les individus ultras n’ont pas hésité à répondre à la violence par la violence, à une époque où peu nombreux étaient ceux qui répondaient aux coups. Cette expérience de la répression et de l’« injustice » a influencé le rapport au politique des jeunes ultras des classes moyennes supérieures, confrontés à une violence qu’ils n’auraient, de leur propre aveu, probablement pas expérimentée autrement, leur milieu social les en éloignant a priori. Compte tenu de leur différend avec la police, la présence des ultras, en tant qu’individus, sur la place Tahrir, n’est pas surprenante et c’est au contraire leur absence qui l’eut été.

On voit bien que l’idée de rupture n’est pas pertinente pour penser le rapport des groupes et individus ultras aux événements de janvier et février 2011 et plus largement au processus révolutionnaire ouvert. La révolution égyptienne n’a pas créé une nouvelle conscience (politique) chez les ultras ni marquée une rupture dans l’identité des groupes. Elle a révélé, dans un espace autre que le stade, les dispositions préexistantes des individus ultras, qui se sont manifestées par une participation remarquée aux événements révolutionnaires.

 

M. : Finalement c’est la « révolution » qui fait des ultras des révolutionnaires et non pas les ultras qui font la « révolution » ?

C. L. : C’est cela, les événements de janvier et février 2011, qui vont mener à la destitution du président Moubarak, vont voir une réelle montée en popularité des ultras. Dans le processus de création d’un nouvel idéal type d’une jeunesse « révolutionnaire », le jeune ultra va devenir un modèle incarnant la force, le courage et la détermination, dans un renversement de l’explication. La jeunesse, hier décrite comme l’illustration de la dépolitisation de la société égyptienne et l’une des raisons du maintien de l’autoritarisme, devient le moteur des révolutions. Alors que tous les ultras rencontrés expliquent qu’ils sont descendus sur la place Tahrir non pas en tant qu’ultras mais en tant que jeune, Égyptien, ces derniers se sont retrouvés malgré réduits à une seule des composantes de leur identité.

Désormais associé à une image romantique de jeune révolutionnaire, source de légitimité ou d’attrait, beaucoup de jeunes vont se présenter comme ultras alors même qu’ils ne le sont pas. D’autre part, le terme « ultra » va se répandre et prendre un sens plus général de « fan » ou « supporter de », entièrement détaché du supportérisme sportif. Plus inté- ressant encore, les militants et les gens présents sur la place vont s’emparer du répertoire d’action des ultras, à commencer par son répertoiremusical, un phénomène qui n’aura de cesse de se renforcer au cours des mois suivants.

 

M. : Vous notez néanmoins que les mouvements de contestation de l’autoritarisme des années 2000 sont concomitants de la création des premiers groupes ultras.

C. L. : Une nouvelle culture juvénile et masculine émerge avec l’apparition des groupes ultras seulement à partir de 2007. Pourtant, comment comprendre que le mouvement ultra, qui existe depuis près de 40 ans, ne se soit pas développé plus tôt dans un pays pourtant féru de football et où des associations de supporters anciennes existent ? À cette époque se développent en Égypte des mouvements politiques et sociaux, et notamment de jeunes, à l’image des « Jeunes pour le changement » ou encore du « Mouvement de la jeunesse du 6 avril » et l’émergence de collectifs indépendants et autonomes de jeunes supporters qui ne veulent plus simplement être spectateurs mais acteurs de leur passion, participe de cette dynamique plus large à l’échelle de la société égyptienne.

Les jeunes fondateurs des groupes ultras égyptiens que j’ai interrogés expliquent comment à l’origine s’est trouvée une volonté d’indépendance et de rupture avec les anciens des associations de supporters critiqués pour leur lien à l’administration des clubs et pour leur passivité dans le stade. Produit d’une crise générationnelle et plus largement d’une remise en question des mécanismes d’encadrement de la jeunesse et des foules sportives à l’œuvre sous le régime d’Hosni Moubarak, l’émergence des groupes ultras met alors en lumière l’existence d’un processus plus large de délégitimation du régime.

La remise en cause de l’encadrement de la jeunesse, induite par les groupes d’ultras égyptiens va immédiatement entraîner de la part du régime une violente répression. Avant le 25 janvier 2011, les divers services de sécurité exerçaient ainsi un contrôle strict pour empêcher toute manifestation et expression de l’existence d’un groupe collectif et indé- pendant de jeunes dans les tribunes. Dès lors, les stades et les virages sont devenus des espaces contestés, cristallisant, le temps d’un match, l’enjeu politique et social du contrôle de la jeunesse.

 

M. : Vous parlez ensuite d’une phase de repli conservateur des ultras…

C. L. : On observe aujourd’hui une fragmentation et des conflits internes au sein même des groupes ultras. Ces conflits résultent de la crise identitaire qu’ils traversent et de la politisation sous contrainte qu’ils subissent. Ils entraînent une crispation conservatrice, à des degrés divers selon les groupes, un repli autour d’un noyau plus restreint et d’une mise à l’écart pour ceux qui n’en font pas partie, et une tentative de retour aux fondements de l’identité ultra illustré notamment par la disparition de la référence révolutionnaire et la lutte pour la réouverture des tribunes.

Ce repli identitaire et ce désintérêt vis-à-vis de la révolution semblent à nouveau révéler des phénomènes plus larges à l’œuvre en Égypte : un retour à une certaine « normalité », la persistance d’un rejet de la « Politique », produit d’une désillusion suscitée par les développements institutionnels post-18 jours, l’échec de l’affirmation de la jeunesse comme acteur politique à part entière et des forces révolutionnaires comme véritable alternative politique. Dans le même temps, la détermination et la persévérance des groupes ultras à ne pas céder sur leurs revendications, les débats et les tensions qui les animent, la vague de sympathie, voire d’admiration, à leur égard ou la constitution, sur le modèle des ultras, de groupes revendiquant une identité politique, montrent que des changements s’opèrent et que certains secteurs de la jeunesse refusent bel et bien le retour à la normale et à la répression que les forces contre-révolutionnaires tentent d’imposer.

 

M. : Aujourd’hui avec le tournant répressif que connaît le pays, le régime du maréchal Sisi cible-t-il aussi les ultras ? Comment se défendent-ils ?

C. L. : Les ultras subissent en effet une répression importante de la part des forces de sécurité : Le 19 janvier 2014, un des kabos des UA, a été arrêté et interrogé dans l’affaire de Port Saïd. Le lendemain, les UA publiaient, sur leur page Facebook un communiqué rappelant leur refus de répondre aux tentatives de politisation sous contrainte de la part du gouvernement et autres forces politiques sans pour autant céder aux tentatives d’intimidation. Cette arrestation à cinq jours du 25 janvier et à dix jours de la commémoration du massacre de Port Saïd est une manœuvre grossière ; mais on ne peut pas dire que le gouvernement égyptien se soit distingué par sa subtilité.

 

M. : L’image des ultras semble avoir changé du tout au tout ?

C. L. : Les stéréotypes associés aux ultras ont radicalement changé suite au soulèvement du 25 janvier 2011. À l’image de voyou violent et dépravé a succédé celle romantique de jeune valeureux, héros « sans peur » ou encore « gardien de la révolution ». Après le massacre de Port Saïd, cette nouvelle image s’est en quelque sorte enrichie de celle de martyr. Cependant, dans le climat politique actuel et le développement d’une propagande dénonçant « une cinquième colonne », un retour des représentations initiales s’effectue peu à peu et les ultras égyptiens semblent avoir perdu, à l’instar des révolutionnaires, le soutien populaire.

 

1. Voir notamment les nombreux articles de James Dorsey publiés sur le blog de ce dernier : http://mideastsoccer.blogspot.com 

2. La page officielle des Ultras Ahlawy a ainsi dépassé le million de « like » à la rédaction.

3. Symbolisée par le slogan qu’ils ont contribué à populariser à travers le monde : «A.C.A.B», All Cops are Bastards ou la formule « 1.3.1.2 », tirée de l’ordre alphabétique des lettres A, C, A, B.

4. N. Hourcade, « Les groupes de supporters ultras », Agora débats/ jeunesses, 37, 2004, p. 32-42.

 

Entretien paru dans la revue Mouvements, 2014/2 n° 78, p. 110-116. http://www.cairn.info/revue-mouvements-2014-2-page-110.htm  

« Supporters ou révolutionnaires ? Les ultras du Caire »
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B
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